beyong_beauty L'événement de la beauté bio de cette semaine, c'était Cosmeeting (ou Beyong Beauty), le salon professionnel où sont révélées les nouvelles marques, où arrivent des marques étrangères encore inconnues en France et où les marques déjà bien implantées cherchent à accroitre leur notoriété.

C'est donc un salon très attendu car il révèle les nouvelles tendances et offre une analyse complète du marché.

Il faut savoir que ce salon, il y a quelques années ne proposaient quasiment que des marques "naturelles" et quelques pionnières bio, aujourd'hui la tendance est presque inversée, mais je suis encore frappée par le nombre de marques pseudo naturelles qui viennent puisque maintenant il est de plus en plus clair aux yeux du grand public  que généralement seul un label bio garantit une vraie cosmétique naturelle.

Que dire de l'édition 2008? Une foison de nouvelles marques, la disparition d'autres, des grands absents (L'oreal avec sanoflore, yves rocher, Clarins avec kibio, Eumadis, Cattier...), l'apparition de marques de labos qui "tentent" leur chance dans le bio. Une journée ne suffit pas à une visite complète!!

Si j'ai eu le coup de foudre pour certaines petites nouvelles, j'avoue que l'ensemble se "massifie" et devient de plus en plus uniforme. Vite 10% de bio pour répondre aux exigences d'ecocert, c'est pratique, les conservateurs chimiques (à petite dose et non issus de la pétrochimie) sont autorisés, il ne faut rien de plus en apparence pour obtenit le sésame magique cosmebio qui ouvre grand les portes du marché français.

Une cosmétique bio à 2 vitesses est en train d'émerger: les puristes qui recherchent une qualité sans concession et ceux qui visent un objectif purement commercial. Difficile de s'y retrouver pour des non connaisseurs (encore une histoire d'inci à déchiffrer!!).

Une confirmation désagréable pour moi: les sites internet sont de plus en plus refusés, les marques du début, bien contentes de trouver des points de vente refusent maintenant tout simplement de nous vendre ("pour respecter leur réseau de détaillants"). J'ai cité Florame, Logona, Melvita, Anakae (grimace de dégoût "ah non pas un site internet!").

Voilà, certaines puissantes chaines de bio obtiennent des prix qui leur permettent de concurrencer à armes inégales des boutiques isolées et non affiliées à un réseau, les centrales d'achat de la grande distribution sont accueillies avec le tapis rouge par les marques qui les ignoraient encore hier commepour ne pas se compromettre (vous auriez vu l'attitude des acheteuses monoprix sur la salon...) et le consommateur se retrouve une fois de plus obligé d'accepter ce qu'on lui propose. Ne vous y fiez pas: pas cher= marges hyper réduites pour le producteur (cela ne dure qu'un temps) ou qualité douteuse.

La cosmétique bio s'est fait rattraper par les lois de la grande distribution, à nous d'ouvrir l'oeil et de rester fidèles à nos marques des premiers temps (enfin...jusqu'à ce qu'elles se fassent racheter!). La frontière cosmétique bio conventionnellle est en train de s'effacer à une vitesse surprenante...