vendredi 19 septembre 2008
Du bio partout!! partout!!
Même si vous n'y êtes pas attentifs, vous avez vu du bio partout pour la rentrée!
- Ushuaia chez Monop' (entre autres) avec des panneaux devant les portes sachant que l'Oreal est derrière Ushuaia
- Yves Rocher avec "culture bio", parait qu'ils veulent devenir les leaders du marché!
- Marionnaud "bio"
- Séphora "green connection"
- Saint Algue "Respect bio énergie"
... et j'en passe!
Les commentaires fleurissent sur les blogs écolos...généralement indignés!!
Moi, j'ai plutôt été impatiente de voir ce que les "grands" labo avaient réussi à faire puisque pendant longtemps ils avaient essayé de faire passer des messages souterrains du genre: "petits labo, pas fiables", "bio pas sûr", "impossible de satisfaire les consommateurs avec des textures pareils", "pas de conservateurs: danger!".
Déjà, pas d'échantillons chez Marionnaud, pas mal pour un lancement d'envergure... Gamme courte et basique, c'est le moins qu'on puisse dire. Packaging basique.
J'ai testé Ushuaia (3,99 euros les 250 ml, gamme de 8 gels douche), j'ai eu du mal à trouver une odeur qui me plaisait, j'ai opté pour thé vert. Pas de doute, la consistance est liquide, l'odeur correcte sans plus.
Green connection Sephora: gommage corporel efficace, promesse "ressuscite votre peau d'enfant" (et vive le marketing!), odeur agréable. 47% du total des ingrédients d'origine bio; la gamme est plus ludique qu'autre chose mais j'ai bien aimé le produit (cher au demeurant: 15 euros!).
Bio beauté de Nuxe: produit aux odeurs désagréables et très huileux, testers dans les pharmacies dégoûtants... D'ailleurs une gamme de crèmes vient de sortir, ils ont dû comprendre que bio n'était pas équivalent de huile!
Verdict: il y a encore de la marge avant d'arriver à la qualité proposée par la plupart des "petits" labos, qui travaillent avec des gens de conviction et qui ont fondé leur savoir sur de longues années d'expérience.
Je me demande même si les grands groupes qui ont certes la force de frappe de la distribution et du marketing/publicité arriveront à égaler la qualité artisanale des pionniers bio. Impossible de concilier rentabilité et temps passé par passion pour créer un produit (souvent non choisi pour son "sex appeal" auprès du public comme toutes les crèmes anti âge ou minceur), choix de la meilleure matière première (à la façon des grands cuisiniers!), impossibilité de concilier culture respectueuse, voire biodynamisée avec de grandes quantités à produire, impossibilité d'embaucher pour le grands groupes empêtrés dans des procédures rodées mais lourdes des personnes "bio" et fantaisistes...
Nous verrons si Melvita résiste à l'Occitane, Kibio à Clarins, Sanoflore à l'Oreal (pour le moment, Sanoflore est loin d'avoir les succès escomptés, Care, de notre chère Stella est ressorti de Séphora), voyons aussi si les gros réseaux sauront vendre le bio car la clientèle des 1ères heures qui forme encore le gros des clients n'y mettra pas les pieds et acheter un cosmétique bio n'est pas encore une démarche si commune que cela...Quant à réellement former les vendeuses... Les gros réseaux imposent des marges incompatibles avec les marges qu'ont les fabricants bio, c'est pour cela que l'Oreal et compagnie s'y sont engoufrés (quand je vous dis que le critère de rentabilité financière pure (n'oublions pas les investisseurs et actionaires) nuit à la qualité.
En conclusion, ne croyez surtout pas que présence massive rime avec qualité, que gros labos= sécurité et savoir-faire, que petits prix des gros labos = bonne affaire, et que présence journalistique= journalistes convaincues (elles ont juste été arrosées de produits en avant première)!
Personnellement, je reste sereine pour l'avenir de MySweetBio qui me concerne plus directement, les marques qui y sont vendues et le site ont encore de beaus jours devant eux!!!
Qu'en pensez-vous?
mardi 9 septembre 2008
Aie, aie, aie, les déménagements!
Voilà, le retard dans les posts est dû... à un énième déménagement, cette fois ci pour se rapprocher des écoles et non plus pour changer de pays. Cela faisait juste 6 mois que nous n'avions pas déménagé! (je pense que nous en sommes au 15ième déménagement: qui dit mieux?!)
Je vous passe les tracasseries administratives (quand cela devient insoluble, que peut on faire?) et les meubles à recaser, le rangement etc... ce qui m'a frappé cette fois ci, c'est le gâchis monumental de scotch (non recyclable fourni par le déménageur), la tonne de carton (qui sera recyclé par la mairie, enfin on espère), les meubles pas chers qu'on est obligé de racheter pour les nouvelles configurations (armoires ou non, étagères ou non déjà présentes) et du coup, on devient client du géant du meuble en kit alors que chacun sait que l'agglo, c'est pas vraiment terrible (mais mon marie n'est pas menuisier, alors, pas de solution sous la main! ). Pas question de stocker les mêmes meubles pas chers qui se désagrègent de toute façon dans le transport, alors il faut faire appel aux encombrants de la ville (et encore du gâchis!).
Donc, il y a un créneau à exploiter: après l'organisation de mariages bio, de voyages bio, d'électricité verte, de chaussures écolos (si ça existe et c'est assez moche!) il faut créer d'urgence: le déménagement écolo, avec caisses réutilisables (même plus besoin de skotch), transport en camions non polluants, groupages pour les grandes distances, locations d'étagères, armoires, en bois massifs si on sait qu'on va redéménager etc.
Je vous donne le filon car je suis déjà occupée à 150% avec la cosmétiques bio!!!



